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Introduction:
Les moines bénédictins de l'Abbaye de Saint-Wandrille (Seine-Maritime) dévoilent leur nouvelle production, une bière d'abbaye française et bénédictine : un produit artisanal d’abbaye unique, conçu de leurs mains et dans l’intimité de leur cloître.
Devant la nécessité de trouver de nouvelles ressources économiques pour subvenir aux besoinsde restauration et de valorisation de leur patrimoine, les moines de Saint-Wandrille ont cherché uneactivité en harmonie avec leur vie de prière ; « ils seront vraiment moines s'ils vivent du travail de leurs mains » (Règle de saint Benoît, ch. 48).

Dans le cloître du XIVe siècle, une frise sculptée représentant du houblon a été comme une invitation à produire eux-mêmes une bière de qualité. Véritable fer de lance de la production d’une bière d’abbaye, l’abbaye et les moines bénédictins de Saint-Wandrille s’investissent corps et âmes dans ce projet communautaire ambitieux et utile, qui apporte une source de revenus inédite. Pendant presque deux ans, les frères brasseurs formés, ont travaillé avec rigueur et précision pour façonner une recette à base de houblons et céréales 100% françaises, livrant une bière d’abbaye unique et originale : la seule bière française brassée et mise en bouteille par des moines au sein même de leur monastère.

Rédigée au IXe siècle à l'Abbaye Saint-Wandrille, la Chronique des abbés de Fontenelle (Saint-Wandrille) nous apprend que saint Anségise, dixième abbé de Saint-Wandrille, prévoyait que le monastère soit approvisionné « autant qu'il est nécessaire de bière de houblon. » L'utilisation du houblon, comme élément favorisant la conservation, ne sera généralisé qu'au XIIe siècle par sainte Hildegarde de Bingen.


Les activités à Saint-Wandrille sont essentiellement liées à l'accueil et au patrimoine (hôtelleries,visites guidées, restauration de tableaux, entretien du patrimoine et travaux de reconstruction...).
Devant la nécessité d'une nouvelle activité économique, la communauté est désireuse de retrouver une production artisanale au sein du monastère. La décision est prise de démarrer une production de bière à Saint-Wandrille.

Suivre les indications de la Providence:

Août 2014, la communauté se réunit et, entre autres idées, la fabrication de bière est proposée. Quelques jours plus tard, un kit de brassage est offert par un ami, l'orientation se précise. Ce type d'activité peut vraiment se combiner avec un emploi du temps très morcelé. L'activité est au service de la vie monastique. Un partenariat s'engage avec la Malterie Soufflet, par le biais d'un lien familial.
Ce parrainage se révélera précieux pour entrer en contact avec des professionnels de la brasserie artisanale en France.

Formation des frères brasseurs :

Les Frères Christian et Matthieu sont formés au Lycée agricole de Douai, ainsi qu'au Musée Français de la Brasserie, à Saint-Nicolas de Port. Plusieurs maîtres brasseurs ont été visités et prodigueront leurs encouragements et leurs conseils. En France : Brasserie de la Brie, Les 3 Brasseurs, Brasserie du pays Flamand, Brasserie Saint-Germain (Page 24), mais aussi à l'étranger : Abbaye de Nursie (Italie), Abbaye Saint-Sixte, à Wesvleteren (Belgique).

Élaboration de la recette:


Hervé Marziou, biérologue, enseigne l'art de la dégustation de la bière à quatre frères en vue d'élaborer un cahier des charges du goût et une recette. À partir de janvier 2015 et pendant un an et demi, les frères brassent 20 litres chaque semaine sur un matériel amateur permettant un brassage tout grain. Cela leur permet de s'exercer et d'élaborer la recette, en lien avec l'équipe de dégustation.
Après l'installation du matériel de brasserie, les premiers brassins de l'été 2016, sont testés pas des experts extérieurs : Hervé Marziou, biérologue et Daniel Thiriez, brasseur. Des analyses sur les productions et un audit sur l'ensemble du process sont réalisés par l'IFBM (Institut Français des Boissons, de la Brasserie et de la Malterie). Durant tout ce temps, le réfectoire monastique est aussi approvisionné en vue de permettre à l'ensemble de la communauté de s'impliquer dans le projet.

En novembre 2016, la recette est stabilisée et permet de fournir la bière telle que le cahier des charges l'avait déterminée. Le 11 novembre, un comité de dégustation comprenant notamment deux biérologues : MM. Hervé Marziou et Gilbert Delos, valident et apprécient cette bière.